03/05/2026

Alors ce marathon à Boston ?

posté à 11h20 dans "Saison 2026"

Hello,

Après une prépa entachée de 15 jours d’arrêt suite à ma fracture du 27 décembre, puis à nouveau 15 jours en février suite à mes micro-déchirures de l’ischio droit avant une reprise calme… j’ai gardé malgré tout l’ambition de refaire un Sub 4… un jour.

Mais déjà il fallait profiter de Boston et du fait de pouvoir participer au 130ème anniversaire de cette course mythique… près de 9h de vol, entrecoupées d’une pose à Reyjkjavik pour un changement d’avion, ça use quand même… Je vous passe ensuite les détails pour trouver la navette qui nous rapproche de l’hôtel, la récupération de la chambre avant de prendre une bonne douche… et dodo !!!


Dès le samedi matin, direction le parc situé entre l’hôtel et la rivière St-Charles pour 40’ de footing souple, profiter des écureuils et découvrir le secteur.



Après le briefing, direction le parc « expo », pas très grand mais un peu fouillis, pour récupérer le dossard et immortaliser quelques instants de joie, en compagnie des amis du groupe de Tokyo, dont certains étaient là pour terminer leur épopée des 6 majors marathons. Retour à l’hôtel après avoir casé la croûte, on embarque pour une belle balade de 3 heures, à pieds (c’est long au final…) pour mieux découvrir la ville, son histoire et des endroits plutôt sympa. Si le matin je trottinais en tee-shirt, la température de l’AM était devenue glaciale et même avec la doudoune et l’écharpe ça caillait « sa mère » !



On passe au « pharmacy » et au « 7-eleven » récupérer de quoi manger et retour hôtel, les canes bien fatiguées.
Dimanche matin, veille de course, oui à Boston la course c’est le lundi, jour du « Patriot’day », on part trottiner 30’ avec le groupe de Sport tours International, le tour opérateur grâce à qui on avait pu avoir le sésame… à 750 $ quand même… non, non, pas 75, mais bien 750 $ ! Un circuit similaire à celui fait la veille mais en groupe avec Olivia et les « zamis » de Tokyo, c’était plus sympa. Raph, Latifa, nath, Fareeda, Véronique, David, Gilles, François, Souf et Charles si je n’oublie personne. L’AM, on est restés un peu plus cool, même si on a marché un peu, mais moins quand même.
Un p’tit plat au micro-onde le soir et direction la chambre pour garder des forces.




Lundi matin, debout vers 7H pour être près vers 8H direction la zone d’embarquement des bus scolaires pour se rendre au départ du marathon, à Hopkinton au sud-ouest de Boston. Après une 40aine de minutes de trajet, on passe les portiques, on marche, on marche encore avant de faire une pause « pipi » et on continue de marcher vers la zone de départ, où, à peine arrivés, le départ est donné. A noter que lorsque l’on ne peut pas avoir les minimas pour être qualifié, il faut passer par un tour opérateur et tous les « clients » de ces T.O partent dans la dernière vague, rapides ou moins rapides, sans distinction. Tout le groupe est éparpillé devant, derrière, on n’est plus que 3, avec Olivia et Latifa.





J’avais malgré tout conservé l’espoir de mettre moins de 4H, ou tout au moins de m’en rapprocher pour améliorer mon chrono « cata » de Chicago quelques mois plus tôt avec mes 4H59’57… Je me suis donc fixé de courir les 10 premiers kils en 5’40 (l’allure pour 4H étant de 5’40 au kilo). Les différences de niveau de cette vague m’a obligé à beaucoup slalomer, ralentir, accélérer pour éviter les bousculades, les chutes potentielles… Je suis d’ailleurs souvent obliger de e freiner et calmer mes ardeurs pour garder l’allure, ce qui se passe plutôt bien. L’ambiance est sympa même si un peu calme dans la « campagne » extra-bostonnienne. Il fait frais, entre 2 et 5°, on essuie même une petite chute de neige, ça me rappelle Osaka un an auparavant. Les kilomètres s’enchainent et mon allure st régulière, j’ai de bonnes sensations. Après 10k, je décide de passer à 5’40/5’35, la transition se fait sans soucis, même si je commence à avoir une envie de « pose intestin »… mais je gère, d’autant que les WC sont peu nombreux et souvent très occupés. Je garde l’allure, toujours fidèle à mes objectifs. Au semi, c’est top je suis pile dans la zone sub 4, mais l’envie de pause s’accentue et vers le 22ème kilomètre je décide de mettre le clignotant mais les toilettes sont occupées et le chrono tourne…
2’30/3’ ont passé quand je repars, l’allure moyenne est passée à 5’45 donc rien d’alarmant. Je passe au km 23 devant la fan’zone Sports Tours. Je prends le temps de quelques photos et je repars mais depuis plusieurs minutes mes jambes ne répondent plus comme avant la pause. Le chrono n’est plus régulier, ça monte, ça descend… je commence à douter de la faisabilité et après quelques kilomètres j’admets que ce ne sera pas le jour du sub 4 et que comme dans 6 jours je fais le marathon de Londres, il m’est inutile de me cramer pour gagner 5 ou 10’ au chrono final. Je n’ai rien à prouver à personne et vu mon RP en 3H09… je n’ai rien à gagner. Je lève donc le pied et je profite de la course, des encouragements des spectateurs, du public qui a le sourire, qui nous crie dans les oreilles, bref… je savoure les instants.


Les excuses des côtes m’aident à me résigner à courir quand ça monte, je m’hydrate, je prends les gels prévus, je prends quelques photos, quelques vidéos… Même si le soleil fait parfois son apparition, l’air reste frais et le tee-shirt humide ne rend pas la meilleure des sensations. Même si les quadris brûlent un peu dans les descentes je prends beaucoup de plaisir à trottiner, je repense que quelques années auparavant, lors de mon AVC, à la toubib qui me disait que la course à pied, pour ne pas dire le sport, allait devoir être mis un peu de côté…
Alors je profite, je me dis que j’ai de la chance et que cette chance doit être savourée à juste titre. Les kilomètres déroulent, les miles aussi (c’est un peu perturbant parfois) surtout quand tu écris à tes amis un message en disant « je suis au km 26 donc plus que 12, en gros 1H15/30 et ce sera fini »… avant de recalculer et accepter avec un grand désarroi que 26 + 12 = 38 et non 42… bref, les joies de la « perte de la boule » quand tu cours sans avoir les neurones bien accrochés, lol.
Je passe les 3 « bosses » et après, ça redescend, histoire de faire grincer encore les quadris et là tu commences le décompte… plus « que » 9… plus « que » 8…, plus « que » 7…
Tu te mets à calculer, si je cours à 8’ au kilo il me faut encore… 8 x 7… euh… 7 x 7 = 49 + 7 = 56’… mais non là je vais plus vite donc 7 x 7… ah donc je peux peut-être mettre moins de 4H30, et ben ce serait top déjà.
5, 4, 3… ça commence à sentir bon, entendre l’encouragement qui te paraissent de + en + forts, du coup tu ne penses plus trop à tes quadris et tu déroules… la vitesse accélère sans trop le vouloir. Je garde quand même un peu de réserve, l’objectif principal étant de ne pas me blesser pour être au « mieux » dimanche à Londres…

Plus que 2, plus qu’un… ah… la fin est proche, le chrono est très satisfaisant… un virage à droite, une petite montée rapide, un virage à gauche et la longue ligne droite de l’arrivée apparait, là-bas… Je double une féminine qui semble dans le dur, je l’encourage pour qu’elle ne lâche pas si près du but, elle se maintient et garde mon allure.
Je profite de cette allée très large pour savourer le finish, essayer de trouver les appareils photos et après 4H27’31 je franchis la ligne d’arrivée. Je suis très content d’avoir terminé ce 1er challenge.


Je jette un œil sur le tracking de Garmin pour voir qu’Olivia n’est pas très loin derrière. Je récupère ma belle médaille, j’enfile la couverture pour essayer de me garder au chaud et je patiente devant la tente de la médaille « 6 stars » qu’Olivia en termine à son tour. Après 4’47, elle s’était fixée 4H45, objectif réussi, elle en termine à son tour et me rejoint. On fait quelques photos et on file vers le pop’up Sport tours pour se changer et se réchauffer en grignotant et en buvant un p’tit peu quand même. On papote avec les copains, en admirant leurs belles médailles des 6 Majors et en refaisant la course.




Retour à l’hôtel, lavés, réchauffé, direction le restau réservé pour un repas gargantuesque (même si je n’ai presque rien mangé) pour discuter encore avec les amis… après on ne se reverra plus trop, pour eux les Majors c’est fini, dommage.
La soirée se termine, on rentre à l’hôtel, on fait un peu de rangement et dodo…
Mardi matin, à 8H je rechausse les Asics pour aller trottiner une trentaine de minutes, souple, dans le parc et le long de la rivière. Je prends quelques photos d’animaux, de la médaille aussi que j’ai autour du cou. Retour hôtel, douche et avec Olivia on laisse les valises en consigne et on part se balader avec les indications d’Adriana, ma ch’tite cousine qui a fait ses études au MIT de Boston avant d’y décrocher son doctorat. On marche, beaucoup, encore, même si les marches sont compliquées à descendre, lol. En début d’AM on récupère les valises pour nous diriger dans un hôtel plus « moderne », celui du T.O, le Revere Hotel étant imposé et beaucoup plus cher. Au Citizen c’est tout neuf, class aussi, avec une salle de sport, une grande pièce de vie avec pas mal de personnes, jeunes ou moins jeunes, sur leur PC en train de bosser avec un verre ou en cours de discussion.





On se pose un peu puis on va se promener et flâner dans quelques magasins avant de revenir avec quelques victuailles pour se restaurer. Retour dans la chambre et puis dodo.
Mercredi matin, journée « off » sport… on va se balader faire quelques boutiques, malgré le vent frais et on prend le bus pour aller visiter la ville des sorcières, à Salem, au nord de Boston. Une ville très sympathique, jolie, dans laquelle on y trouve une boulangerie/pâtisserie très frenchie avec les croissants, Paris-Brest et autres spécialités… mais à un tarif largement plus élevé qu’ici. On visite, on fait quelques magasins de sorcières mais aussi de goodies et de jouets vintage (je craque pour un E.T dans son décor, dans la bannette du vélo d’Eliot). Un petit repas « local » et on rentre vers l’arrêt de bus pour un retour à l’hôtel, bien fatigués malgré tout.





Jeudi, après une petite demi-heure de home-trainer souple le matin avant de laisser les valises en consigne et on retourne nous balader. On se pose un peu dans un parc, devant les bernaches qui couvent leur progéniture et on reprend la direction de l’aéroport, puis de Reyjkjavik. En Islande, Olivia rentre à Roissy et moi je fais un détour vers Londres… un nouveau challenge s’annonce dans 3 jours !






Après New York, Chicago et Boston, l’épopée américaine se termine pour moi. Tokyo en Asie c’est fait aussi et après Berlin, il ne reste plus que la ville anglaise de Londres en Europe pour achever le challenge et décrocher la médaille de la 6 Star Marathon Majors…
@ suivre !
PS : j’oubliais… c’était mon 36ème marathon « sec ».


Allez, à la r'voyure !

 


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