Hello,
voilà un mois déjà, je prenais le départ du Monistrail, le trail 55 k / 2100 D+ du Puy en Velay. Dans la foulée, direction le grand air, à Bonneval sur Arc pour une semaine de trekking photo, au milieu du parc de la Vanoise…
Une façon dépaysante de pouvoir capturer (en version numérique via mon Canon 7D) quelques instants magiques, oiseaux, animaux ou paysages en altitude. Voici quelques exemples, mais vous pouvez en admirer d’autres ici sur ma page insta : Instant.Nature.Nico


Mais à peine rentré, après une courte nuit de sommeil, c’est reparti pour Saumur, par le biais de la FSPN pour tenter de décrocher mon brevet A, par le biais de la formation P.A.C (Progression Assistée en Chute). Un stage d’une semaine avec au programme 2 à 3 sauts, après une journée de formation théorique. Malheureusement, avec les températures très élevées, pour des raisons de sécurité, les journées ne nous ont permis que de faire 2 sauts par jour, depuis tôt le matin.
Une expérience inoubliable et surtout très sympathique, avec des monos au top, un pilote d’exception et un groupe APPN de qualité.
La formation P.A.C est composée de 7 sauts, pour obtenir le Brevet A il en faut 12.
Jour 1 : 6H, pour ne pas dire 8, de formation théorique pour se familiariser avec la présentation du matériel, le pilotage de la voile, les procédures de sécurité, les incidents et les « remèdes »…
Dès le lendemain matin, premier saut, accompagné de 2 moniteurs. Une montée à 4000m d’altitude, dans le Pilatus, avion adapté à ce type de pratique. J’avoue que durant les 25’ de montée, on a le temps de se poser des questions ( même si j’ai déjà vécu à plusieurs reprises ce type de saut ).
A 4000m, quand la porte s’ouvre et que tu vois tous les autres sauter, que ton tour arrive… ben… y’a plus K. Comme répété plusieurs fois auparavant, je me positionne au milieu de l’ouverture, Yann (mono 1) à ma droite et Marin (mono 2) à ma gauche. Un regard à droite, un à gauche et je regarde le point rouge sous le bout de l’aile et je m’élance en mode « étoile de mer »…
Je me rappelle, enfin j’essaie », de la position idéale, bras haut, jambes allongées, mais pas trop… histoire de bien prendre en compte l’air.
On répète à l’aide de signes, la prise en compte du « hand deploy », la poignée qui sert à ouvrir le parachute, relâcher les bras, écarter ou rapprocher les jambes… mais à près de 200 km/h on arrive vite à 2500m, puis 2000m et là il est temps de penser à ouvrir la voile. Près de 2500m de chute, en 40/50 secondes seulement.
Terminée la chute, place au « vol sous voile » après les vérifs de sécurité. Un grand silence, comme en parapente, c’est encore magique de pouvoir observer la « terre » de là-haut et de se déplacer comme on le souhaite, même s’il faut rester sur le cap de la piste pour ne pas se poser trop loin.
Après 5 ou 6 minutes de vol, je me pose face au vent, comme prévu, à moins de 50m du hangar du club, très satisfait de ce premier saut.

Ensuite, c’est parti pour au moins 45’ de pliage de la voile, assisté des pros parce qu’en 15 ans sans pratique, j’ai un peu oublié les bases, mais elles reviennent vite.
Quelques heures après le 1er saut, c’est reparti pour 25 ‘ de montée avant de se « jeter » dans le vide, pour la seconde fois. Là, plus qu’un seul mono pour m’assister et me répéter les mêmes choses qu’au premier saut, me familiariser d’avantage avec la position, l’améliorer, ressentir la meilleure façon de « planer ».
Même si j’ai à chaque fois j’ai la même sensation quand la porte s’ouvre, elle disparait une fois que les pieds ne touchent plus la carlingue. Ce n’est pas de la peur, pas de l’appréhension, pas du vertige, je n’arrive pas à expliquer.
Une fois la voile ouverte, je repasse en mode vol cool, avant de me poser, un poil plus loin que la première fois, mais tout aussi bien.
Jour 2 : Encore 2 sauts en solo de prévus le matin, toujours avec un seul mono, l’objectif étant cette fois-ci de sauter « vent dans le dos » avant de se retourner pour reprendre la position idéale de chute. Tout est bon, Yann est satisfait de mes sauts. Le seul « souci » c’est qu’au sol il n’y a pas de vent et quand il n’y a pas de vent, il n’y a pas de résistance de la voile, l’intérêt étant donc de ne pas se laisser emporter par elle lors de la pose, mais ça, je l’avais déjà oublié au premier atterrissage. Résultat un atterro qui s’est terminé à plat ventre et en glissade dans les herbes et les « kékés », mais à plus de 100 mètres du hangar.
Pour le quatrième saut, la chute fut encore plus stable, améliorée, plus agréable. Après l’ouverture à 1500m, pour éviter de me re-poser aussi loin. Mais sans le vent, pas de résistance, donc je me déplace plus loin que prévu. Je force un peu l’atterro mais je suis en déséquilibre et une fois le pied droit au sol, le second n’a pas le temps de suivre que je me rétame sur l’épaule droite… c’est con quand même se de sauter à 4000m d‘altitude, dont 2500m à plus de 200 km/h et rater les 50 derniers centimètres, à une vitesse quasi nulle. Bien évidemment je me suis fait mal à l’épaule mais pas plus que sur certaines autres gamelles.


Malheureusement, plus la journée avançait, plus la douleur était importante.
Le jeudi matin, j’ai dû me résoudre à rejoindre les urgences qui m’ont confirmé qu’il n’y avait aucune fracture ou luxation, probablement une rupture des tendons rotateurs de la coiffe, mais sans pouvoir en savoir plus, les urgences étant blindées en raison de la canicule. Le stage est donc terminé pour moi.
J’ai quand même pu rester assister mes collègues qui ont presque tous validé leur P.A.C et même D… qui en a profité pour rester une journée supplémentaire pour valider son brevet A.
A mon retour, l’IRM m’a permis de voir que j’avais une déchirure au niveau du supra-épineux, une déchirure d’environ 1 cm, ce qui, selon le chirurgien, n’impose pas d’opération systématique, mais dans un premier temps, une infiltration et de la rééducation…
@ suivre donc, mais j’ai hâte que tout se remette bien rapidement pour pouvoir continuer et terminer ma P.A.C et à l’issue le brevet A… ces trucs là on aime ou on n’aime pas, mais sincèrement, perso, j’ai accroché… c’est difficile de résister, lol !

Allez, à la r'voyure !























