Hello
je ne vous dirais pas que je suis mécontent de mon marathon lyonnais, mais au moins pas vraiment satisfait !!!
Avec seulement 3 semaines de prépa post-Médoc, je ne pouvais pas m'attendre à des miracles mais quand même, je me suis bien débrouillé pour les trois premiers quarts de la course.
Arrivé la veille pour récupérer le dossard, j'ai pu profiter de l'offre "billet de foot" pour aller encourager les filles de l'Olympique Lyonnais, les "lyonnes", remporter la mise contre l'équipe de Toulouse. Une belle ambiance, pas de simulation de blessures imaginaires, du jeu, de belles actions, bref... près de 2H de plaisir, avec des pop'corns :) dans le Groupama Stadium, un stade immense, pour la belle cause d'Octobre Rose.

De retour dans la capitale, je récupère dans l'un des meilleurs resto de pâtes, des carbos pour les déguster avant d'aller profiter de quelques heures de sommeil.
Dimanche matin, vers 5H30, après une nuit un peu courte, je prends un pancake et quelques morceaux de "pâte à pizza" avec du miel et quelques gorgées de St-Yorre.
vers 7H je prends la direction de la ligne de départ, à une vingtaine de minutes de l'hôtel.
Sur site, je m'aligne dans la file qui semble interminable pour accéder aux toilettes. Il faut dire que 6 WC pour tout ce monde... on est un peu short, surtout qu'à 10' du départ... il reste encore pas mal de monde dans cette file. Je me dirige au mieux vers mon SAS de départ. J'avoue que pour une ville de cette taille, je trouve un peu "cheap" et "light" l'orga, la gestion des SAS, la logistique et l'animation.

Pas top non plus, ce départ avec les coureurs du semi ; mélanger les niveaux et les distances, moi ça m’embête, difficile de se caler.
L’objectif était de me rapprocher des 4H, avec, selon mon coach « Gémini », la base de courir à allure marathon, les 30 premiers kils avant de terminer en accélérant. Hormis les micro-pauses aux ravitos, tout était parfait ; à propos, ayant lu le règlement en diagonale, j’avais omis mon « bidon ». Et sans boissons sucrées type coca, la flotte ça va 5’ minutes mais bon… faut arrêter avec ces « pseudos bonnes actions » de supprimer des gobelets en mettant uniquement de l’eau du robinet et de fait « oublier » des trucs à mon goût indispensables. Et que dire aussi des ravitos quand ceux-ci sont trop espacés quand la chaleur commence à monter. Des ravitos tous les 2 ou 3 kils sur le final n’auraient pas été de trop…
Côté circuit, les longues lignes droites, certes monotones (quand on a connu New-York ou Londres… dur de revenir à moins animé) m’ont permis de pouvoir caler mon allure, la garder régulière. Tenir 5’40 au kil, m’a semblé assez simple, pour une fois. Courir sur une allure de 4H finalement, ça le fait, plutôt que de partir au-dessus du niveau pendant 10 bornes pour après dégrader cette allure.

Malgré tout, à partir du 15ème, j’ai commencé à avoir des douleurs au niveau de l’orteil gauche puis au niveau de l’intestin. Je saurai après que le combo « pâtes carbo le soir / St-Yorre le matin » c’est à proscrire…
NOTA : La crème, le fromage et le gras des lardons mettent des heures à être digérés. La St-Yorre est une eau ultra-magnésiée et très chargée en minéraux. Prise en quantité quelques heures avant une épreuve, elle a un effet laxatif immédiat sur beaucoup de coureurs en accélérant le transit intestinal. Comme le gras ralentit la vidange gastrique et stagne dans le tube digestif. Dans l’effort intense le lendemain, le corps cherche à « délester » ce surplus indigeste sous l'effet du stress et des secousses de la course.
Vers le 22/23, le « bide » commence à crier et la rareté de toilettes devient « compliquée » pour tenir la zen’attitude. La moto du photographe me gave, moi et les autres coureurs d’ailleurs ; ça doit faire 10 kilomètres qu’elle n’arrête pas de nous forcer le passage, nous doubler, slalomer, s’arrêter, repartir… Malgré tout l’allure reste régulière et psychologiquement c’est positif. Vers le 26/27, après un petit « allègement » je reprends le rythme mais la « pause » commence à me faire ressentir des douleurs dans les quadris. Je passe le 30k en 2H48’30, soit 1’30/2’ d’avance sur l’allure des 4H, c’est très positif.

Mais la chaleur commence à être « hot » et le manque de ravitos, enfin surtout d’eau et de coca, le passage dans le camp de migrants et le manque d’ambiance ont raison de ma motivation. L’allure régresse, j’accumule les pauses marche-active / trottinage pépère, dur, dur…
Maintenant l’objectif sera de le finir, si possible sous les 4H20 au pire 30…
Un p’tit passage dans le Stade Gerland, encore une longue ligne droite avec des rails et des « pavés »… pas génial. Je ne sais pas si les gels Maurteen ont été utiles, pas inutiles c’est sûr, mais n’en n’ayant plus j’ingurgite un gel Red Tonic de chez Overstim’s (je vide les stocks). Après un kilomètre, je commence à retrouver des sensations et je réussis à accélérer. La Garmin ayant déjà 800m de +, quand la montre vibre au kil 41.5, je décide de vraiment allonger la foulée pour finir en beauté. Mais le souci, ce sont les pavés, de longues portions, malgré l’accélération, ça pique un peu.
Un virage à gauche, un second et j’arrive lace Bellecour, l’arche d’arrivée en vue.
Encore quelques longueurs et j’éteins ma Garmin après 4H25’10 de course.


Je valide mon 39ème marathon sec en me classant 3356 sur plus de 6000 concurrents et 5594 finishers. Je ne marquerai pas dans mon carnet des « meilleurs » marathons celui de Lyon, mais bon, je l’ai fait de façon assez régulière sur une longue portion, avant de perdre le fil… je garde le positif, pour le prochain !

A propos du prochain, grosse déception. L’option était cochée pour Alicante en Espagne, le 29 novembre mais des élections surprises ont conduit l’orga à l’annuler… ou plutôt à le reporter 15 jours plus tard mais… quand pour minimiser le coût tu prends des billets d’avion non échangeables et non remboursables, ben… tu rages et tu finis par l’admettre en te disant que ces 4 jours de vacances le seront à 100%.
Mais comme l’objectif de 2026 était de faire 5 marathons pour mettre le « compteur » à 40… ben je n’ai pas pu m’empêcher de chercher… J’ai passé plusieurs heures à explorer les sites, optimiser les trajets et encore les budgets. J’ai fini par valider mon inscription pour celui de Bordeaux, le 8 novembre prochain.

Ce WE sera quand même complexe et usant… avec un aller-retour entre Rennes et Bordeaux le vendredi pour récupérer mon dossard, une séance de dédicaces à Clichy le samedi et le marathon à Bordeaux le dimanche, il va falloir optimiser les moments de récup.
Allez, à la r'voyure !























